l’orangie

Omniscience

Posted in Mots by loranji on avril 21, 2013

Omniscience

« Car rendre les choses spatialement et humainement « plus proches » de soi, c’est chez les masses d’aujourd’hui un désir tout aussi passionné que leur tendance à déposséder tout phénomène de son unicité au moyen d’une réception de sa reproduction. »

Walter Benjamin – l’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique – Edition s Allia

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the atavist, micro fiction et néo journalisme

Posted in Littérature & Transmédia by loranji on janvier 24, 2011

Curiosité du jour, « The Atavist » est une appli iphone/ipad qui propose au lecteur de lire des articles… de fiction. Une sorte de journalisme dans la forme, et de littérature dans le fond. Les champs fictionnels seraient la science-fiction, le polar, l’amour.

L’idée en soi n’est pas inintéressante et semble s’apparenter à de la micro-fiction (pour reprendre le titre d’un roman de Régis Jauffret). A suivre… pour celles et ceux qui acquièrent l’appli. De mon côté, je vais voir…

Quelques mots ici en complément.

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Les royalties sur ebook : moins… mais plus ?

Posted in Littérature & Transmédia by loranji on janvier 10, 2011

Les royalties moyennes de l’auteur sur e-book seraient moins élevées qu’avec le livre traditionnel, mais sans doute les téléchargements seraient-ils plus nombreux que les ventes en librairie ? That’s the question.

Infographie à voir ici.

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Une contribution pour Fanfan2.fr

Posted in L'art Sélavy by loranji on décembre 22, 2010

Je viens de laisser cette contribution, à débattre, sur le site Fanfan2.fr de l’écrivain Alexandre Jardin. Celui-ci sera présent à La Cantine le 4 janvier prochain pour y échanger à propos de la littérature à l’heure du web social, et du transmédia. Sujet complexe qui – pour le dire très vite – interroge les nouveaux supports à l’heure des nouveaux modes de lecture. Tout cela sur fond de déculturation accélérée et de modèle économique de l’édition pour le moins incertain.

Les données du problème sont exposées ainsi :

La multiplication des écrans et l’omniprésence d’internet appellent à proposer des expériences qui ne sont plus spécifiques à un support. Accéder et interagir à un contenu où l’on veut et quand on veut parait aujourd’hui un «must have»… Mais les utilisateurs sont-ils prêts pour un tel format ? Comment encourager la bascule d’un environnement à un autre ?

Voici donc la contribution que j’ai pondue :

L’éclatement – ou démultiplication – des supports ne suppose-t-il pas un éclatement de la narration elle-même puisqu’en effet, en l’état, il semble difficile au lecteur d’obtenir une parfaite synchronisation entre d’une part, les supports et d’autre part, le point de la narration où il se trouve – si l’on considère en pré-requis que sa lecture sera multi-support et ce, successivement.

On peut poser la question de la narration autrement. S’il doit y avoir éclatement de la narration traditionnelle, en l’occurrence l’aspect « discursif » et continu de la narration, d’une « histoire » ; on peut imaginer que cette narration propose davantage un « univers » par lequel les lecteurs pourraient entrer par des biais divers ; autrement dit cet univers pourrait raconter plusieurs histoires (le retour de la « littérature-monde » ?)…

Je me dis que la littérature pourrait alors évoluer (en bien ou en mal d’un point de vue purement esthétique, c’est un autre sujet) vers ce qui finalement constitue aussi les nouvelles approches des Gen Y et autres futures générations numériques : elles entrent dans des univers davantage que dans des récits, Harry Potter en est à mon sens l’exemple le plus frappant, à voir la façon dont les gamins « picorent » des scènes ; bien loin de la genèse proposée par l’auteure.

Pour conclure, le transmédia littéraire, le « translittéraire » ; plus précisément les oeuvres de demain, pourraient à terme offrir une expérience « climatique », proche de l’immersif, si l’on imagine qu’un lecteur ou une lectrice au gré de ses déplacements et de ses envies est en contact « fluide et ultra-récurrent » avec l’oeuvre à laquelle il ou elle a souscrit.

Tiens, et voilà que l’on parle de « souscription » à un univers… Voilà qui pourrait revoir le modèle économique de l’édition ?

Quel site internet emmenez-vous sur une île déserte ?

Posted in Essentielles futilités by loranji on novembre 9, 2009

desert islandLadies and gentlemen, vous n’ignorez sans doute pas l’existence de cette question rabâchée à l’envi « quel livre emmèneriez-vous si vous alliez sur une île déserte ? ». Alors voilà, je vous propose de la réactualiser par cette autre question :

« Si vous deviez aller sur une île déserte équipée d’Adsl… quel site internet emmèneriez-vous avec vous ? »

Ok, ok, j’entends d’ici les sarcasmes, et oui, gros nigaud, par définition on peut aller sur tous les sites à partir de son ordinateur, sauf en Chine sans doute. Il n’empêche, la question m’amuse et je vous la repose ainsi :

 » Si vous ne deviez aller que sur un seul site internet depuis une île déserte (et sans aucun livre !) ; sur lequel iriez-vous ? « 

– Wikipédia

– Twitter

– YouTube ou Dailymotion

– Google (mais là vous n’avez que les pages de réponses)

– un site porno (autre membre important du web)

– Facebook

– Second life (oui ça existe encore et leurs stats ne se portent pas si mal)

– Boursorama (ne me demandez pas pourquoi)

– World of Warcraft

– Doctissimo (on ne sait jamais)

– un site d’info

– ratp.fr (ah, ah)

photo trouvée .
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domani ordi, amen*

Posted in Essentielles futilités by loranji on octobre 11, 2009

Voilà donc une idée de ce à quoi ressemblera notre ordinateur bientôt. Je verrai bien ces petites choses enroulables arriver sur le marché d’ici moins de cinq ans. Pas vous ?

* ainsi soit-il

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Disparaître numériquement

Posted in Social, sociétal, société by loranji on septembre 17, 2009

« Outre le gîte, le café Internet leur fournit une adresse, indispensable pour les démarches administratives, une façon de ne pas disparaître complètement. »

Il est comme ça, parfois, des phrases qui vous interpellent au-delà même de qu’elles veulent dire. L’article du Figaro évoque le sort de sdf tokyoïtes. Ceux-ci, à défaut d’insfrastructure sociale étatique ou humanitaire, se réfugient dans les cafés internet pour y trouver un peu de chaleur à l’abri de la nuit. Bien entendu, ils « achètent » ce moment de tranquillité en surfant à prix préférentiels sur le net. C’est aussi pour eux, comme le dit la citation que je reprends, un moyen d’effectuer des démarches administratives, d’envoyer un mail à sa famille lointaine, etc.

Ce qui est saisissant, je trouve, dans cette phrase, c’est l’idée qu’on puisse ne plus exister, disparaître des « écrans radars » en l’absence d’activité numérique. Ce qui, pour ces sdf japonais, s’avère être une nécessité urgente, se révèle être pour toute personne évoluant dans un monde « connecté », une manière d’obligation. Chacun peut le ressentir confusément : tout inactivité numérique prolongée ou définitive aurait désormais pour conséquence de nous supprimer – de nous « deleter » – du regard d’autrui. Plus précisément, à défaut de nous anihiler totalement, cette inactivité nous amputerait si sévèrement qu’il ne resterait de nous qui basculons, qu’une part infime de notre existence sociale, un « réduit » social, la cour des miracles…

Bien sûr, mon propos peut choquer. Quid de la chaleur humaine de la vie réelle, du lien social. Bien sûr, mais celui-ci – c’est mon sentiment – tend à marcher main dans la main avec son pendant numérique. Autant le dire, j’accorde, malgré toute la sympathie qu’il peut m’inspirer, peu d’avenir au fantasme écologique du « no web » sur le thème de l’errance et de la liberté retrouvée. Du jour de leur naissance, nos enfants seront « connectés » à cette réalité : l’osmose du monde réel avec le monde numérique au point de ne plus constituer qu’un seul ensemble.

On nous rabâche, à juste titre, dans les journaux qu’internet est une révolution. Une petite phrase comme celle-ci, glanée sur un journal, en apporte, en creux, la preuve.

Pas de wifi sous les ponts

Quai sdf 4

Photo prise lors d’un quart d’heure touristique à Paris.

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