l’orangie

« De quelle façon pourrait-on rendre la vie aussi simple et supportable que la mort ? » L’orangie

Posted in Uncategorized by loranji on avril 20, 2013

« De quelle façon pourrait-on rendre la vie aussi simple et supportable que la mort ? » L'orangie

 

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L’eau profonde d’une image d’enfance…

Posted in Tout arrive by loranji on décembre 19, 2010

Feuilleter d’un geste distrait un magazine dans un Relais H sur les grandes expéditions du National Geographic et rester en arrêt devant une image. Celle-ci. Comme surgie du passé, surgie de l’enfance.

Ce half-track en situation périlleuse lors de la fameuse Croisière Jaune, image déjà vue à dix ans, sans doute avant, dans un livre ; et la fascination d’alors pour l’irréductible volonté que dramatisaient ces photos, où était expliqué en légende que certaines avancées n’avaient été possibles qu’en démontant et remontant entièrement les engins pour passer un sentier raccourci en une sente, seule capable de laisser passer les hommes. Et les pièces passées, une par une, à dos d’homme, avancer vaille que vaille, avancer…

Dans cette image perçue avec mes yeux d’adulte en décembre 2010, l’impression que surgit soudain de l’inconscient une icône qui, malgré moi, en deçà de moi, s’est nouée depuis les limbes de l’enfance. Et là soudain, splendide, inconstestable, du creux des pages de ce magazine,  la voici qui me parle.

S’il est donc vrai que je fus opiniâtre, doté par moment d’une volonté intransigeante, alors ce serait sans doute aussi par l’exemplarité des héros de la Croisière Jaune. Mieux encore, par la dramaturgie de ces images dans les montagnes gelées, et cet effort, quasi incantatoire, spirituel, de l’homme pris dans les mâchoires, inédites, de la nature la plus crue et de la mécanique.

Autre surprise, au passage, cette réminiscence me fait penser – toute proportion gardée –  à celles superbement décrites dans par Michel Leiris dans « L’âge d’homme ».

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sentence (I)

Posted in Mots by loranji on décembre 11, 2010

– La vie est ainsi, fête ?

– Non.

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Une belle vision de l’adolescence. Pour une fois.

Posted in Uncategorized by loranji on avril 13, 2010

« l’adolescent idéal-typique serait un innovateur. Il accepte les buts de la société mais refuse les normes institutionnelles.  » Robert K Merton,
lu sur Lien Socio

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Une minute de votre vie. Et plus si affinités

Posted in Social, sociétal, société by loranji on octobre 15, 2009

Il paraît qu’on peut perdre son samedi matin à faire tout Paris pour trouver un collector de Michael Jackson. Il paraît qu’on peut faire la queue cinq heures pour voir un concert de Tokyo Hôtel ou de Ben Harper. Il paraît qu’on peut dormir une nuit entière devant la porte d’hôtel de Mylène Farmer. Il paraît qu’on peut se pousser par terre après trois heures d’attente pour entrer le premier chez H&M un jour de soldes. Mais il paraît que des gens meurent dans des chambres d’hôpital.

Il paraît qu’on est capable de ne plus avoir de week-end pour obtenir une promotion au boulot. Il paraît qu’on peut tolérer qu’un client ait une heure de retard si c’est un gros client. Il paraît qu’on passe des minutes interminables à lire des journaux sans aucun intérêt, et une heure et demie en moyenne à voir des films également sans intérêt. Il paraît qu’on peut rester trois-quarts d’heure au téléphone avec un vague copain pour ne rien dire. Il paraît qu’on se maudit de s’être encore fait avoir toute une soirée par une émission télé nullissime. Mais il paraît que pendant ce temps, des gens meurent dans des chambres d’hôpital parce qu’il leur manque quelque chose.

Il paraît qu’on peut attendre un amant ou une amante pendant toute une vie. Il paraît qu’on peut rester une demi-journée devant la porte de l’immeuble où habite une fille rêvée. Il paraît qu’on peut traverser le channel pour la retrouver. Il paraît qu’on peut écrire des heures devant son ordi à un garçon sur Meetic, et plus encore par mail à sa meilleure amie pour en faire un compte-rendu. Mais il paraît qu’on peut mourir au fond d’une chambre d’hôpital parce qu’on a un organe qui ne fonctionne pas.

Il paraît que le donneur qui aurait pu lui sauver la vie n’avait pas une minute à consacrer à ce sujet. Pas une.

Il paraît que le malade peut se dire que sa vie ne vaut pas le temps consacré à la recherche d’un collector de Michael Jackson, d’un concert de Ben Harper ou même d’une émission de télé foireuse.

Il paraît que c’est malheureux, mais que c’est comme ça.

Il paraît qu’en une minute seulement et quelques clics, on peut pourtant régler la question. Soit dire oui, soit dire non pour le don d’organe, mais au moins on sait pourquoi.

Il paraît que les proches, pour le jour où l’on passe de l’autre côté, se chargent d’informer les médecins que oui, on fait un don d’organe ou que non, on n’y tient pas. Mais tout est clair.

Il paraît que le jour de la greffe, le malade sourit à son donneur anonyme. Il sourit au monde. Il revit.

On ne sait pas s’il existe un paradis des donneurs – pourquoi pas non plus des médailles – Mais il paraît que les donneurs s’en foutent, que la seule chose qui compte c’est de savoir qu’au moment où leur propre vie s’arrête, elle va permettre à une autre de continuer.

Le 17 octobre, journée du don d’organe.
Prenez une minute pour en parler :
vidéo rigolote ici,
petit site sympa ,
et grand site avec tout plein d’infos .