l’orangie

Au fond de la mémoire

Posted in Au bout du comptoir by loranji on juillet 10, 2015

Au fond de la mémoire rouillent des vérités qui n’ont jamais régné.

LJ

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sentence (I)

Posted in Mots by loranji on décembre 11, 2010

– La vie est ainsi, fête ?

– Non.

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Un océan de visages

Posted in Mots by loranji on septembre 1, 2010

La meilleure manière de rencontrer autrui, c’est de ne pas même remarquer la couleur de ses yeux.

Ces paroles d’Emmanuel Levinas dans « Le temps et l’autre » nous indique que l’autre doit nous échapper, doit continuer à nous échapper car à l’inverse, la possession de son visage signifie sa mort. Pour Levinas en effet le visage est avant tout « exposé, menacé » ; il est nu, livré à l’autre et invite à être frappé, martyrisé. Mais cette nudité est aussi une faiblesse qui désarme l’autre et qui finalement l’enjoint de respecter ce visage : bat-on un homme à terre ? Normalement, non.

Le visage de l’autre nous place toujours face à un choix : écouter son message d’humanité à travers la faiblesse qu’il diffuse, à travers sa nudité, ou au contraire, profiter de cette nudité pour le battre. Ce choix nous place face à une responsabilité renouvelée à chaque rencontre de l’autre, quel qu’il soit : inconnu ou proche.

En quelque sorte, ramenée à une vie, le propos de Lévinas sur le visage, me donne l’impression que toute existence humaine navigue – ou s’écoule ? – dans un océan de visages.

Baigné dans l’autre, je me retrouve. lj

visage, Giacometti