l’orangie

Ecrire un roman

Posted in L'art Sélavy by loranji on février 11, 2012

Ecrire un roman, c’est commencer à poser des briques les unes au dessus des autres puis, à force de subtilité, c’est obtenir un château de cartes, splendide et fragile.

Lorangie

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Vous me croyez fou

Posted in Mots by loranji on novembre 26, 2011

Vous me croyez fou, n’est-ce-pas, mais c’est mon ennui qui bouillonne.

LJ.

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Le talent

Posted in Mots by loranji on novembre 3, 2011

L’impatience ampute généralement le talent. La patience le révèle. LJ

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Un roman réussi est forcément étrange

Posted in L'art Sélavy by loranji on mai 14, 2011

Un bon roman est je pense toujours étrange. Les grands auteurs sont étranges. Il y a de l’étrangeté chez Proust, Joyce, Kafka, Nabokov, Céline, Broch, Dostoïevski, Gracq, Woolf, etc.

J’ajoute volontiers l’étrangeté d’ « Emma Flaubert », et sans doute Stendhal. Hugo sans doute. Après, la question est la suivante : et Zola, et Balzac ? Etranges eux aussi ?

Attention : à l’inverse nombre de romans se voulant « étranges » (et pas seulement dans le fantastique mais dans tous les domaines littéraires) ne le sont absolument pas. Sous le vernis, le conformisme.

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Pour déshabiller les choses, désapprendre soi-même

Posted in L'art Sélavy by loranji on mai 7, 2011

Pour écrire, il faut décrire, faire apparaître, c’est-à-dire déshabiller les choses. Mais celles-ci ne l’acceptent qu’au prix du dévoilement de soi, lequel nécessite, en son coeur, de désapprendre d’écrire. Il faut pour cela avoir dû apprendre. L’Orangie

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Tu veux écrire un bon roman ? Lis le Code civil !

Posted in L'art Sélavy by loranji on février 28, 2011

Lu ici, Stendhal lisait « une page du Code civil chaque jour, avant de commencer à écrire, pour obtenir le degré de sécheresse convenable et se prémunir contre les fausses élégances du beau style romantique. »

Bon, plus sérieusement, s’il y a un auteur qui parle divinement du style de Stendhal (belle allitération n’est-ce-pas) lisez « En lisant en écrivant » de Julien Gracq.

the atavist, micro fiction et néo journalisme

Posted in Littérature & Transmédia by loranji on janvier 24, 2011

Curiosité du jour, « The Atavist » est une appli iphone/ipad qui propose au lecteur de lire des articles… de fiction. Une sorte de journalisme dans la forme, et de littérature dans le fond. Les champs fictionnels seraient la science-fiction, le polar, l’amour.

L’idée en soi n’est pas inintéressante et semble s’apparenter à de la micro-fiction (pour reprendre le titre d’un roman de Régis Jauffret). A suivre… pour celles et ceux qui acquièrent l’appli. De mon côté, je vais voir…

Quelques mots ici en complément.

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Le bon artiste est un juge avisé

Posted in L'art Sélavy by loranji on décembre 29, 2010

En vérité, l’imagination du bon artiste, ou penseur, ne cesse de produire , du bon, du médiocre et du mauvais, mais son jugement, extrêmement aiguisé et exercé, rejette, choisit, combine (…)

Friedrich Nietzsche – Humain, trop humain ; De l’âme des artistes et écrivains

Une contribution pour Fanfan2.fr

Posted in L'art Sélavy by loranji on décembre 22, 2010

Je viens de laisser cette contribution, à débattre, sur le site Fanfan2.fr de l’écrivain Alexandre Jardin. Celui-ci sera présent à La Cantine le 4 janvier prochain pour y échanger à propos de la littérature à l’heure du web social, et du transmédia. Sujet complexe qui – pour le dire très vite – interroge les nouveaux supports à l’heure des nouveaux modes de lecture. Tout cela sur fond de déculturation accélérée et de modèle économique de l’édition pour le moins incertain.

Les données du problème sont exposées ainsi :

La multiplication des écrans et l’omniprésence d’internet appellent à proposer des expériences qui ne sont plus spécifiques à un support. Accéder et interagir à un contenu où l’on veut et quand on veut parait aujourd’hui un «must have»… Mais les utilisateurs sont-ils prêts pour un tel format ? Comment encourager la bascule d’un environnement à un autre ?

Voici donc la contribution que j’ai pondue :

L’éclatement – ou démultiplication – des supports ne suppose-t-il pas un éclatement de la narration elle-même puisqu’en effet, en l’état, il semble difficile au lecteur d’obtenir une parfaite synchronisation entre d’une part, les supports et d’autre part, le point de la narration où il se trouve – si l’on considère en pré-requis que sa lecture sera multi-support et ce, successivement.

On peut poser la question de la narration autrement. S’il doit y avoir éclatement de la narration traditionnelle, en l’occurrence l’aspect « discursif » et continu de la narration, d’une « histoire » ; on peut imaginer que cette narration propose davantage un « univers » par lequel les lecteurs pourraient entrer par des biais divers ; autrement dit cet univers pourrait raconter plusieurs histoires (le retour de la « littérature-monde » ?)…

Je me dis que la littérature pourrait alors évoluer (en bien ou en mal d’un point de vue purement esthétique, c’est un autre sujet) vers ce qui finalement constitue aussi les nouvelles approches des Gen Y et autres futures générations numériques : elles entrent dans des univers davantage que dans des récits, Harry Potter en est à mon sens l’exemple le plus frappant, à voir la façon dont les gamins « picorent » des scènes ; bien loin de la genèse proposée par l’auteure.

Pour conclure, le transmédia littéraire, le « translittéraire » ; plus précisément les oeuvres de demain, pourraient à terme offrir une expérience « climatique », proche de l’immersif, si l’on imagine qu’un lecteur ou une lectrice au gré de ses déplacements et de ses envies est en contact « fluide et ultra-récurrent » avec l’oeuvre à laquelle il ou elle a souscrit.

Tiens, et voilà que l’on parle de « souscription » à un univers… Voilà qui pourrait revoir le modèle économique de l’édition ?

Le style, il est ce qu’il est

Posted in L'art Sélavy by loranji on décembre 16, 2010

Le style, en littérature

Il est ce qu’il est

Il est comme ça

Ca sort de soi

Ca porte, ça montre

C’est tout.

L’Orangie

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