l’orangie

Taisez-vous les blogueurs !

Posted in web & webusiness by loranji on avril 19, 2009

Il n’aura échappé à personne que ces derniers temps, l’information accessible sur le web – j’entends par là l’information issue de l’actualité – s’apparente à un gros crapaud gonflé de flux rss.

Il en résulte un bruit d’où il n’est évidemment pas facile d’extirper du signal, d’autant que ceux-là même, pensant en toute bonne foi produire du signal, ne font que re-tartiner du bruit… Quant aux outils de filtrage, automatisés ou éditorialisés, ils me donnent plutôt l’impression de vider la mer à la petite cuillère.

Que se passe-t-il ? Puisque la médiatisation de l’information n’est plus l’apanage des journalistes, mais une matière dont tout internaute peut se saisir afin de la relayer, la re-sculpter, voire pour la recycler, celle-ci se duplique sous la forme de variations multiples pour aboutir, en quantité, sur l’écran saturé du lecteur ou de la lectrice.

Je vois une explication somme toute assez simple à cette enflure (au sens médical du terme) : les blogueurs instrumentalisent l’information à des fins le plus souvent personnelles, nonobstant leur intérêt sincère pour l’information dont ils se saisissent.

Vous l’aurez compris, j’exclus ici de fait la micro-poignée de blogueurs effectivement experts pour pointer du doigt la masse dont j’admets sans difficulté faire partie. Ce billet n’est-il pas déjà en soi du bavardage ? D’autres que moi auront sans doute écrit mieux et plus profondément sur ce même sujet. Mais bon, essayons d’aller au bout…

Pour le dire autrement, l’information est devenue un « vêtement » dont une foule de blogueurs se parent avec une avidité tout à fait pérenne chez les uns, sporadique chez les autres, mais toujours destinée à valoriser directement ou non, consciemment ou non, leur identité numérique voire, à développer une stratégie de personal branding. Je ne rejette pas la légitimité de cette attitude. L’homme après tout a toujours dû « exister » au sein de la société qui lui était donnée ; la nôtre, aussi inédite qu’elle peut paraître, n’échappe pas à la règle.

Mais force est de constater que cette information telle qu’elle est prise en main (pour ne pas dire prise en otage) par la foule du web, produit une sorte de ressassement qui fait masse sur l’écran et dans le quotidien de l’usager-lecteur, lequel, par un subtil jeu de miroirs, peut à son corps défendant accepter cette situation comme salutaire, étant lui-même blogueur-producteur de ce bruit, étant lui-même dans le système…

Cette situation est-elle tenable à long-terme ou, dit autrement, est-elle susceptible de s’instaurer en tant que modèle, alors que nous sommes loin d’avoir atteint le niveau maximal de bruit – si tant est qu’il en existe un –  si l’on songe au fait que la population n’est pas encore entièrement convertie à la prise de parole sur le web ; si l’on songe aussi, à l’arrivée des digital native ?

Ne faudrait-il pas désormais souhaiter l’émergence d’une écologie de l’information ? En d’autres termes, les blogueurs et blogueuses ne devraient-ils pas apprendre à se taire, à croiser sept fois leurs doigts avant de taper un billet ?

On pourra toujours crier ici à la censure, à l’idée que je cherche à limiter la parole des uns pour mieux entendre la parole de autres ; les experts… et pourquoi pas les notables… Je pense qu’il s’agit d’un faux débat. Mon propos n’est pas tant de dire aux gens de se taire, mais de réfléchir avant de parler d’écrire, en mesurant leur légitimité à s’exprimer : « Ai-je quelque chose à dire d’un peu intéressant sur ce sujet ? »

Cela dit, je ne me fais pas d’illusion, cette demande en restera au vœu pieux, outre le fait qu’elle est politiquement très incorrecte. On n’arrête pas une telle machinerie ; d’autant que la société tout entière nous enjoint de prendre la parole, d’exister par l’opinion. Au prix de n’importe quelle opinion…

update :

Dans sa réflexion sur l’écologie de l’information, Eric Sutter, spécialiste de la documentation et de l’information, a identifié quatre types de ce qu’il appelle « l’infopollution » (surabondance d’info, désinformation, contamination, spams et autres procédés invasifs) et en appelait dès les débuts d’internet à une « diététique informationnelle« . Un point de vue que je rejoins à l’autre bout de la chaîne, du côté de l’émetteur, en focalisant sur la responsabilité de celui ou celle qui produit ou relaie l’information, à quand une diététique éditoriale si l’on peut dire…
Eric Sutter :

« Pour les usagers, faire face à la surabondance d’information implique (et impliquera de plus en plus) de développer des comportements et des pratiques personnelles de filtrage, de sélection, d’élimination, etc., cad une véritable « diététique informationnelle » , encore loin d’être acquise et répandue. Le développement des formations des usagers à la maîtrise de l’information constitue également l’une des réponses collectives possibles à cette surabondance informationnelle. »

* désolé par avance pour le titre provocateur, mais il faut bien cela pour se faire (un peu) entendre 😉

La montre transparente. Avec des poils.

Posted in web & webusiness by loranji on mars 31, 2009

Quand on dit que le web social produit de l’intelligence, ce n’est pas un vain mot, mais cela passe souvent par de petits détails, une poignée de commentaires, un atome de bon sens dans un océan numérique, dont voici un nouvel exemple.

onair

Jolie n’est-ce-pas ? Figurez-vous que cette montre est transparente ! Je l’ai appris sur le blog on air watch. Seulement voilà, en y réfléchissant à deux fois, je me suis dit : « ok, c’est joli, une montre transparente… mais une fois que tu l’installes sur ton poignet, ce sont tes poils que tu voies non ? »

Me voilà parti pour faire un billet somme toute assez standart sur le sujet… Mais voilà que je découvre sur le blog indiqué les commentaires ci-dessous :

 » Oui oui … c’est très joli … mais avec la transparence, on voit quand même la peau en dessous, qui est pas forcément très esthétique ni en harmonie avec le reste de la montre autour, et surtout … des chiffres rouges peu lisibles … admettons … mais sur un fond de peau … illisible … définitivement. Une jolie montre à placer dans un rayon sur fond noir et point barre … Mais fort jolie.  » signé Gjallarhorn

et c’est autre commentaire pas très loin en dessous :

 » Une fois au poignet ça nous fait donc une belle montre aux poils. . . et là du coup c’est moche. » signé Roman

Voilà du bon sens partagé non ? Bref, c’est une preuve certes lilliputienne de l’intelligence du web social mais il s’en trouve ainsi des milliers (des millions ?) chaque jour sur la toile dans le www !

Tu surveilles ta porte, le web sémantique passe par la fenêtre

Posted in web & webusiness by loranji on mars 23, 2009

Le web sémantique, finit par pointer ici ou là son bout de nez, comme dans cet article de l’Atelier-BNP Paribas à propos du projet Isicil.

Comme l’explique Mathilde Christiani dans son article, Isicil utilise les technologies sémantiques  » (…) pour extraire des informations plus précises et diversifiées sur les interactions entre les membres de réseaux sociaux. Le but : affiner les outils de veille technologique et marketing des entreprises. »

Concrètement, une entreprise pourra le jour venu, orienter son message (exemple une vidéo avec la volonté de la faire tourner / buzzer) en direction précise de ce que j’appellerais les « internautes -clés » qui ouvrent les portes des communautés.

Ainsi – si j’ai bien saisi – au lieu d’arroser le web social à partir par exemple d’éléments cartographiques (tel RTGI), ou  empiriques, un outil tel que Isicil permettrait de toucher plus facilement les personnes qui comptent vraiment par rapport à l’objectif de la communication. Par ailleurs, Isicil serait aussi un outil de veille pour l’entreprise.

Cette approche, visiblement très fine du graphe social des uns et des autres, donne-t-elle un nouveau coup de boutoir à la protection des données personnelles ? Dans l’affirmative, j’imagine que l’on peut répondre à cela le fait qu’un internaute est maître de ce qu’il met, ou ne met pas, dans les pages profils des réseaux auxquels il appartient ; il est maître des opinions qu’il livre, ou ne livre pas, sur tel blog (le sien ou les autres), tel wiki ou tel réseau.

Tout serait finalement assez clair. Sans doute… Peut-être pas…Qu’on me permette cette digression :

Il me semble que la notion de données personnelles est le théâtre de deux approches culturelles distinctes.

  • D’un côté, des opérateurs considèreront qu’il n’y a pas de problème particulier dans la mesure où les données personnelles sont inscrites publiquement dans les profils.
  • De l’autre, j’ai le sentiment que les internautes mettent en avant ces données pour un champ bien défini, contrôlable, visualisable. En clair, on communique « quelque chose de soi pour quelques autres« , si possible des gens que l’on apprécie. On ne communique pas ce « quelque chose de soi pour tout le monde« , et encore moins pour servir de point d’entrée à des actions de communication.

Certes, les ingénieurs et communicants ont raison de considérer qu’à partir du moment où un élément est publiquement en ligne – c’est-à-dire techniquement accessible – il fait partie du champ légal.

Mais j’ai le sentiment que les internautes raisonnent eux d’un point de vue social (ou plutôt psychologique) et non pas tant d’un point de vue légal ; ils se voient impliqués en un social semi-ouvert, (comme sur le seuil de la porte que l’on ouvre, entrouvre ou ferme pour piloter ses rapports aux autres) ; un social semi-ouvert qui permet de gérer son environnement tout en restant accessible à l’Inconnu.

  • Or, cet aspect semi-ouvert, cet ouverture vers l’Inconnu correspond justement au point de jonction avec le « tout le monde » technologique qui lui, ne s’embarrasse pas de cette subtilité : il ramasse ce qu’il trouve partant du principe que ce qu’il trouve est accessible donc prenable…

D’ou un hiatus sévère… Un hiatus que le web sémantique, c’est-à-dire l’avènement d’un web capable de « traiter » individuellement chaque internaute, va rendre d’autant plus criant. Ce n’est pas la fin de l’histoire…

Ici une brève présentation du web sémantique sur telecom.gouv.fr. Extrait qui nous intéresse (ce n’est pas moi qui souligne) :

 » en facilitant le traitement automatique à grande échelle des données du Web, (le web sémantique) exacerbe les risques de dérives liés au respect de la vie privée et à la protection des données personnelles« 

Le quart d’heure de célébrité de Warhol serait plutôt de Benjamin…

Posted in web & webusiness by loranji on mars 14, 2009

On tend depuis quelques année, depuis l’émergence du web social, a facilement invoquer la figure d’Andy Warhol pour son fameux quart d’heure de célébrité offert désormais à l’anonyme qui aura la chance d’avoir une once de talent, de chance ou de malchance lui octroyant le droit à l’intérêt des autres, du nombre, des médias. Warhol apparaît ainsi comme une sorte de visionnaire génial…

Or ne voilà-t-il pas que je lis ces mots hier dans un livre datant de 1935 :

« (…) grâce aux actualités filmées, n’importe quel passant à sa chance de devenir figurant dans un film. Il se peut même qu’il figure dans une oeuvre d’art – (…) – chacun aujourd’hui peut légitimement  revendiquer d’être filmé. »

Et l’auteur de prendre soin de souligner cette dernière phrase comme convaincu – à juste titre – de tenir quelque chose ici d’importance. L’auteur ? Il s’agit ni plus ni moins de Walter Benjamin lequel a eu une influence majeur sur la philosophie de l’art. De là à imaginer que Warhol ait disons, récupéré l’idée… Le titre de l’ouvrage d’où est tiré cette situation est en soi un signe, si l’on songe au travail de Warhol autour de la reproduction de l’oeuvre d’art : « L’oeuvre d’art  à l’époque de sa reproductibilité technique ». C’est un classique dans l’oeuvre de Benjamin.

Voilà : la prochaine que vous entendrez parler du quart d’heure warholien à propos du web ou des médias en général – et les occasions sont nombreuses – songez un peu à ces mots de Benjamin, l’un des penseurs qui aura le mieux décrypté les prémisses du monde médiatique, monde dans lequel, désormais, nous baignons.

Ci-dessous la tombe à Portbou (Espagne) de Walter Benjamin mort en 1940 à la frontière franco-espagnole alors qu’il tentait de fuir le nazisme.

796px-grab_walter_benjamin

source photo Wikipedia – Klaus Liffers

Journalisme autarcique versus web social… vraiment ?

Posted in web & webusiness by loranji on mars 13, 2009

Je parcours ce soir au hasard les pages du fameux livre de Dominique Wolton « Penser la communication » et je tombe sur cela page 209 (éd. Flammarion – Champs essais) :

 » Quand on observe ce milieu, on est frappé par le fait que les journalistes qui regardent le monde ont paradoxalement tendance à vivre repliés sur eux-mêmes. Comme si le fait d’être exposé obligeait en contrepartie à se protéger du bruit et des pressions. Le milieu journalistique, finalement tout petit, vit, travaille, se rencontre constamment dans les mêmes lieux, obéit aux mêmes rites, a les mêmes habitudes, vit dans un cercle étroit, observe les mêmes styles, partage les mêmes codes culturels et les mêmes réflexes, dans une sorte de mimétisme silencieux, sans pour autant faire preuve de beaucoup de solidarité mutuelle. Cela est encore plus vraie de la nomenklatura journalistique, c’est-à-dire les cinquante à cent personnes qui, dans chacune des capitales du monde, dirigent les journaux de presse écrite, de radio, de télévision, et sont en relation avec les mondes politique, diplomatique, économique. En tout cas, le décalage est grand entre le caractère fermé de ce milieu et le fait que c’est lui qui, jour après jour, informe et fait l’ouverture du monde. »

La dernière phrase ne manque évidemment pas de saveur. Personnellement cet extrait appelle chez moi deux réactions :

1 –

Très classiquement, comme bon nombre de professions plus ou moins sanctuarisées, les journalistes tendent à se protéger par un entre-soi afin de cultiver, préserver leur espace social, leurs privilèges : un métier vivant mais convoité, la considération sociale, un abattement fiscal…

Leur résistance face aux mutations de l’information, leur façon de se cabrer face à la (pourtant très sage) horizontalité du web social, atteste in fine d’une peur que renforcent la crise économique et plus fondamentalement la crise structurelle de la presse ; peur de la perte du monopole de la production de l’information.

Ils oublient un peu vite que cette production, en tant que telle, ne pourra de toute façon pas leur être radicalement retirée au profit de l’ugc (User Generatied Content), le monsieur tout-le-monde du web. A moins qu’il ne se trouve par hasard au point d’impact précis de la météorite du siècle pour filmer l’événement, l’internaute lambda va se contenter de relayer ou de livrer des queues de cerises de bout d’info ou de témoignage vécu.

Mais ce ne sont pas tant « les internautes » que les journalistes doivent craindre. Ce sont les leaders d’opinion nés de la toile, les blogueurs à forte notoriété à qui l’on prête une capacité d’expertise et qui, de fait, fraient désormais en haut des colonnes  des journaux en ligne au côté des éditorialistes et chroniqueurs.

2 –

Si elle n’y prend pas garde celle nouvelle noblesse numérique pourrait être tentée par l’édification d’une même clôture à mesure que les mondes politique et économique comprendront tout le bénéfice qu’ils auront à les séduire ; le processus étant en fait déjà commencé… Certes, la différence avec le journalisme traditionnel est que l’information de culture web est intrinsèquement en mouvement, comme désinstitutionnalisée (le genre de mot qu’on se reprend à taper deux fois) en permanence par l’organicité du système, ce que j’appellerais l’activisme des liens – en tant que geste politique au sens large. Il n’empêche. Cette nouvelle noblesse – la pire ! dirait un royaliste à propos d’un baron d’Empire – peut contribuer à réifier le bouzin.

Le web est en effet guetté par un danger majeur à mesure que l’impératif (pour ne pas dire l’empire) de la visibilité gagne toutes les strates de la société pour des raisons tant économiques (networking, micro business en ligne, etc) que sociales (luttes diverses, etc) ou sociétales (recherche de convivialité). Ce danger, c’est l’auto-censure.

J’en reviens, à cet égard, au journalisme : qu’est-ce qui constitue donc l’une des principales préoccupations du journaliste moderne ? Edifier une économie personnelle de l’auto-censure qu’il appellera pudiquement « gestion de carrière » s’il utilise encore ce terme désuet – je n’en ai pas d’autre. C’est cela le propre des notables. Un notable gère son nom, sa réputation.

Or c »est exactement ce qui guette aussi le blogueur en vue et l’internaute actif (le web-acteur de Pisani-Piotet) : gérer son nom, sa réputation en ligne.

Jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas avec un tel modèle de société, assis sur la conservation, que l’on brise les modèles figés, que l’on décloisonne. Il faut savoir ce que l’on veut. Mais le sait-on ?

Au moment où le web moque les journalistes, vus comme conformistes, au mieux timorés, au pire archaïques, il passe lui-même sous la coupe de la prudence – pour ne pas dire du conservatisme – nonobstant l’antienne moderniste à laquelle il est difficile d’échapper. L’autarcie du web ne ressemblera bien sûr pas à celle, étroitement vingtièmiste du journalisme traditionnelle (ce serait trop simple) ; son autarcie sera fluide sûrement, créatrice sans doute, maline et capable de se reconstituer sous une forme en apparence nouvelle, c’est même probable. Mais elle se fera dans la reconnaissance du même, toujours et encore… C’est le lot de la vie sociale après tout… Le web ? Une déjà vieille charrette qui suit son bout de chemin. Comme le reste.

Update :  il est savoureux de lire à travers cet article d’Electronlibre.info une illustration parfaite des observations de Dominique Wolton. Trouvé via un tweet de Versac.

Bretagne qui-es-tu ?

Posted in web & webusiness by loranji on février 10, 2009

C'est la question que je pose sur ce blog pour le compte de la Région Bretagne, du Comité Régional de Tourisme et de l'Agence Economique de Bretagne. Ceci dans le cadre d'une étude portant sur l'identité de la Bretagne menée par le cabinet CoManaging.

Homepage Bretagne qui es tu

Bref, vous saurez tout ici. Et comme je suis certain que vous avez au moins une fois effectué un séjour en Bretagne, vous avez nécessairement une perception, un avis sur ses paysages, ses habitants, ses couleurs, sa cuisine, son économie, son climat… que sais-je encore !

Tous les détails sur Bretagne qui-es-tu ? J'oubliais : ramenez les copains et copines qui connaissent la Bretagne (Bretons ou non) !

Le Goûter, le blog du 4 heures

Posted in web & webusiness by loranji on janvier 4, 2009

GouterBanniere2
Mry a lancé ce petit blog tout chaud tout croustillant comme du pain grillé à un goûter (lointain souvenir de jeunesse).

Le Goûter (c'est le nom du blog) veut retrouver un peu de la poésie de ces instants d'enfance, et faire que le goûter retrouve ses lettres de noblesse dans notre monde adulte. A 16-17 heures, chaque jour, le monde ne devrait-il pas s'arrêter de produire, courir ou se faire la guerre pour que chacun se retrouve autour d'une tartine de beurre, d'un peu de thé chaud ou d'une patisserie orientale ?

Personnellement, j'ai signé un billet sur ce blog à paraître le 7… un billet sur le thème du goûter bien sûr. Mais un goûter un peu spécial, décalé…

J'allais oublier ! Bonne année à toutes et tous. L'une de mes résolutions 2009 ? Développer mon business ; finir le projet qui m'occupe depuis plus de cinq ans maintenant ;  faire du sport (une antienne chaque année…) ; et trouver un peu de temps pour m'occuper de ce blog !

Le troll démasqué

Posted in web & webusiness by loranji on août 26, 2008

alex92 supplie de retirer la plainte
Vidéo envoyée par IS3

Il s’agit de l’affaire Castaldi Morandini Alex 92 bien sûr.

Je déteste la lâcheté et l’agressivité des trolls qui sont une sorte de poison ou de déchets du web (au choix).

En voici un pris dans la spirale médiatique, comme un lapin dans les phares d’une voiture. Pitoyable.

Au moins, il semble avoir compris l’énormité de sa bêtise. Puisse cela édifier d’autres trolls. Le bâton, ça a quand même du bon.

A votre avis, ça donne quoi un réseau social sur le sexe ?

Posted in web & webusiness by loranji on juillet 20, 2008

clicsexe.fr est le premier réseau social francophone spécialisé dans le sexe. Quand on dit que l’avenir est aux réseaux sociaux verticaux, c’est bien d’apporter des exemples concrets. J’oubliais : clic.sexe.fr c’est déjà 10 000 membres (ha, ah).

Header1

C’est quoi un blog ?

Posted in web & webusiness by loranji on décembre 20, 2007

Le mot blog a dix ans. Ecran.fr , une émanation participative de Libé, a posé la question à une vingtaine de blogueurs en vue : "pour vous, c’est quoi un blog ?"

Pour moi le blog, c’est un regain de parole au sein de communautés
humaines post-modernes qui se déshabituaient progressivement de
l’échange, du dialogue ancien,  au profit de médias omniscients où trônait l’impératrice Télévision.

Foule
Un blogueur, une blogueuse publiant son premier billet, c’est quelqu’un
qui pénétrerait dans une immense salle ; sorte de foire médiévale
s’étendant à perte de vue et où discutent, par plus ou moins petits
groupes, des gens parfois très dissemblables, mais souvent homogènes,
selon le vieil adage du « qui se ressemble, s’assemble ».
Imaginez dès lors, le brouhaha, les rumeurs (buzz) et autres effets de foule.

Mais cet assourdissement est aussi matière… A chaque fois que
ce blogueur s’avance en elle – en re-publiant, en re-commentant en
re-lisant – il croise aussi des visages, des regards, des sourires ; il
entend des discours, des arguments, des confidences, de l’humour. Ce
qui le pousse à continuer. Car qu’y-a-t-il de plus beau que la promesse
d’une rencontre ? La promesse d’un visage, fut-il en creux, dans les lignes d’un blog ?

Le blog et le Web 2.0 ravivent sans répit cette promesse.

Mais celle-ci réclame aussi son salaire : bloguer, c’est aussi se plonger – avec le risque de se perdre – dans un temps présent omniprésent,
si l’on me passe cette tautologie. Se perdre, à mesure que tout se
dévoile, que tout se sait dans la minute. En résumé, bloguer est un
verbe qui se conjugue à l’impératif : « blogue, bloguons, bloguez ». Peu d’échappatoires donc…

C’est vraisemblablement la maladie de l’instant, une nouvelle dépendance.

L’impératrice Télé nous demandait d’ingurgiter, l’empereur du web (du graphe social ?) nous somme d’exister.