l’orangie

Pourquoi écrivez-vous Alfred Kern ?

Posted in L'art Sélavy by loranji on octobre 10, 2010

J’écris comme une huître cultive sa perle autour d’un rien qui l’irrite.

C’est viser, par le jeu des mots, une sorte d’excellence tout en désignant un procédé naturel, comme si l’esthétique n’appartenait pas seulement à l’homme, mais encore aux choses, à cet ordre que nous trouvons autour de nous et à l’intérieur duquel, par le jeu des formes, les manifestations d’un principe, pourtant identique, participent bien plus de l’improvisation que d’un plan qui nous permettrait de prévoir, à partir de certaines conditions, comment tel ou tel problème serait résolu.

La perle que nous apprécions comme l’objet d’un rien devenu fascinant, n’est qu’une forme de rejet à l’intérieur d’un système, symbolique pour nous qui pouvons le fracturer et, fracturant l’huître, donner quelque consistance à ce que par ailleurs nous sommes tentés de définir comme le point d’accomplissement : le fugitif à l’intérieur d’une vie qui semble réclamer un sens hors du sujet et hors de l’objet comme si le mot, devenu le sujet et l’objet d’une dispute, pouvait s’étirer suffisamment pour qu’il englobe le tout, ce tout qui lui même n’a pas de limites…/…

« ne penser à rien » c’est se fier à l’ordre des choses où à l’ordre caché qui nous appartient.

Alfred Kern

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