l’orangie

Ecrire un roman, c’est faire de l’acupuncture : Gracq

Posted in L'art Sélavy by loranji on septembre 4, 2010

Lu ce jour dans l’essai de Julien Gracq « En lisant en écrivant » :

Quand on compare un film tiré d’un roman au roman lui-même, la somme quasi-infinie d’informations instantanées que nous livre l’image, opposée à la parcimonie, à la pauvreté même des notations de la phrase romanesque correspondante, nous fait toucher du doigt combien l’efficacité de la fiction relève parfois de près des méthodes de l’acupuncture.

Et Gracq, de préciser :

Il s’agit en effet pour le romancier non pas de saturer instantanément les moyens de perception comme le fait l’image, et d’obtenir par là chez le spectateur un état de passivité fascinée, mais seulement d’alerter avec précision les quelques centres névralgiques capables d’irradier, de dynamiser toutes les zones inertes intermédiaires.

Bon. A part ça, on comprend pourquoi Julien Gracq est l’un des grands romanciers du XXème siècle d’autant qu’il ne se répand pas en théorie, mais en impressions et en jugements tout droits issus de sa pratique de l’écriture. Parole d’artisan. Parole d’artiste.

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