l’orangie

Ainsi va la vie dans mon ordi

Posted in L'art Sélavy by loranji on octobre 2, 2009

Au fond de mon ordi, je ne sais pas vous mais moi si, j’ai des vieux cartons, avec plein de bazar dedans, des dossiers périmés, tout jaunis par le temps mille fois plus rapide du web ; j’ai quelques cartons que j’ouvre de temps en temps au fil des jours, comme celui où j’entrepose les « bons mots » de mes enfants, voulez-vous connaître le dernier en date ? Ma petite qui, avec la vitalité de ses trois ans, me lance : « quand je serai grande, j’aurai de gros seins »… Et oui, ainsi va la vie, les éclats de rire terminent dans le cliquetis du clavier à des fins patrimoniales immatérielles sans doute… Oui, ainsi va la vie dans mon ordi.

Tenez ce matin, j’ai rouvert un vieux cartons intitulé « idées de romans » ; celui-là, c’est un peu la boîte de Pandore ; le jour où le temps m’est donné (ou compté) de mettre à l’écriture quelques unes des idées que j’y ai entreposées, je ne parierai plus de rien, dans un sens ou d’un autre, aussi bien s’agissant du dégonflement flopiflagada consécutif à la vacuité des premières pages écrites, que dans l’élan soudain formidable, cette sorte de surf sur des spots de phrases qu’aucun caméraman de sport extrême ne pourra jamais filmer mais qui fait tendre comme des arcs les fils de neurones pendus à mon plafond imaginaire. Oh, la, la.

Bon… voilà donc que ce matin, après avoir dévoré mes tartines (pour celles et ceux qui suivent) je discute avec mon second fils à propos d’un truc quelconque que je commence à mâcher et remâcher en imaginant avec lui, à partir de ce fabuleux piédestal que constitue le « et si ? »… une histoire.

« Et s’il se passait cela », et « si telle chose était comme cela ? » Et tout à coup, une lumière se fait jour qui finit par éclairer cette phrase : « Tiens, ça ferait une p’ de vraie bonne idée de départ pour un roman ».

Et hop, une de plus qui rejoint la petite confrérie des fulgurances qui patientent (oui c’est possible quand on ne fait pas métier d’écrivain) dans ce vieux dossier Word baptisé « idées de romans »; espérant chacune que son tour viendra, qu’un jour une main, la mienne, l’attrape par les oreilles et lui apprenne à marcher, à trotter sous forme de bonds : « Words, Words, Words… » comme disait l’autre.

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4 Réponses

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  1. Cyril said, on octobre 2, 2009 at 8:45

    Des romans au fond de ta boîte de Pandore ? N’oublie pas, alors, ce qu’il restait tout au fond de la boîte, lorsque Pandore l’a ouverte et a laissé s’échapper tous les malheurs de la terre : il restait… l’espoir !

  2. loranji said, on octobre 2, 2009 at 9:00

    Tu as raison !
    « Cependant, la trompeuse Espérance que Prométhée avait aussi enfermée dans la jarre, les dissuada, par ses mensonges, d’un suicide général ». Robert Graves – les mythes grecs p239.
    La littérature et la culture dissuadent du suicide général, mais si plus personne ne lit de livres… :-/

  3. Cyril said, on octobre 3, 2009 at 1:28

    Je réfléchi sur « trompeuse » et « espérance »… Ces deux mots collés l’un à l’autre me titillent, me chatouillent, me gênent… Trompeuse espérance, c’est le fameux « poisson soluble », ou « nazisme et poésie »… dans mon esprit ça ne colle pas. 😉

  4. Lorangie said, on octobre 5, 2009 at 7:17

    Pour moi ça évoque simplement l’idée qu’une espérance peut parfois rester à l’état d’espérance et ne pas promettre davantage.


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