l’orangie

Les Pieds Nickelés ont cent ans. Mais pas toutes leurs dents (tant mieux)

Posted in L'art Sélavy by loranji on juin 12, 2008

Pn3
Ces trois rigolos, je les ai adorés dans ma petite jeunesse, au risque de passer pour un vieux con, mais j’assume sans problème.

Les Pieds Nickelés ont cent ans (1908 !) et je connais enfin, grâce à une improbable info que m’a dispensée la newsletter de Pcom publique (ça parle de communication territoriale), l’origine du nom de cette BD. Avoir les pieds "nickelés", c’est vouloir les garder "nickel"  ; être suffisamment fainéant pour ne pas vouloir tacher ses souliers (ferrés c’était ainsi jadis) dans la gadoue des champs, les sols huileux des usines. L’expression a disparu après la guerre 14-18. 

Mais pour être fainéant, encore faut-il savoir se faire escroc, voleur, cambrioleur. C’est là que Croquignol, Ribouldingue et Filochard entrent en scène.

Ils nous amènent au temps où la cambriole se faisait sans arme ni violence (en tout cas dans la bédé) ; où l’on voit les trois complices pousser leur victimes dans quelque placard en rigolant du bon tour qu’ils viennent de jouer. C’est un temps curieux où la roublardise se joue de la gravité terrestre pour jouir de son art. C’est du Pagnol vachard, de l’Audiard de foire, tout ce qu’on voudra qui paraît bien loin du sérieux – mine de rien très pontifiant – du film noir « réaliste » ou surréaliste. C’est sans doute pour cela que j’aime bien la Grande Vadrouille. Et oui. Et puis aussi Les Visiteurs ou Bienvenue chez les Cthis. Et oui.

Ribouldingue, Croquignol et Filochard, c’est l’arnaque à la petite semaine, des gagne-petits qui voient grands, des gars qui enfilent la redingote en séduisant la bourgeoise, son « homme », et leur majordome, et les voilà qui s’enfuient avec le coffre pour finir dans les transats d’un mas provençal loué à la semaine en sirotant un pastis. Une vie sur le fil, joyeuse et fêtarde, en attendant l’inévitable disette ; motif à une nouvelle histoire.

Alors maintenant séquence casting : si l’on faisait aujourd’hui un film d’une histoire des Pieds Nickelés – forcément délirante, forcément… croquignolesque – je verrais bien Clavier en Filochard, José Garcia en Ribouldingue et Dany Boon ou Jean Dujardin en Croquignol.

J’oubliais, on peut faire sa Martine (certains me comprendront) maintenant avec les Pieds Nickelés : faites passer ! C’est sur Kofele. Et ici un entretien de Jean Tulard sur le trio d’enfer.
Pieds_nickels_assad

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4 Réponses

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  1. aldeaselva said, on juin 14, 2008 at 9:04

    Tu as raison de faire l’apologie de ce trio de choc qui me fait toujours rire. C’est pour moi un joli plaidoyer contre la bêtise humaine, et il est surprenant de voir que le message d’alors (car ce n’est pas vraiment de notre époque) n’est toujours pas passé, ce qui fait probablement persister la modernité de cette équipe de bras cassés.

  2. romy said, on juin 14, 2008 at 9:15

    J’étais pas née ! ;-))
    Je n’ai toujours pas vu Bienvenue chez les Chtis……

  3. laurent said, on juin 16, 2008 at 10:41

    Aldeaselva, nous sommes d’accord, c’est bien pour cela, qu’à leur façon, les Pieds Nickelés sont toujours d’actualité !
    Hé Romy, je n’étais pas né moi non plus en 1908. Faudrait quand même pas trop me vieillir 😉

  4. romy said, on juin 17, 2008 at 3:51

    😉


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