l’orangie

L’inconnu du train…

Posted in Mots by loranji on décembre 2, 2007

Ca ne prend pas souvent d’organiser des concours, mais l’idée est rigolote, du moins j’espère. Voici un texte qui évoque une personnalité bien connue de tout le monde. Mais qui est-elle ? Je vous jure que c’est facile…

« J’ai vendu tous mes livres, ou presque, pour aller là-bas, à Paris. J’ai vendu mes livres gagnés à l’école (merci O latin qui me permit de rafler quantité de prix) et ceux qui appartiennent à mon ami Georges ; qu’importe, je m’en moque, comme je me moque de ce que ma mère et ma sœur peuvent en ce moment penser de moi.

Je lui ai bien faussé compagnie à ma mère, elle, qui s’attendait à me voir tranquillement batifoler autour de l’eau lors de cette balade dominicale, et hop ! je me suis esquivé, au revoir la cité idiote, au revoir le terrier des loups, à moi Paris ! A moi le train – les routes ne sont pas sûres – et tant pis si je mets dix ans à arriver, tant pis si je passe en fraude, j’arriverai gare du Nord, vaille que vaille… Et puis je mentirai sur mon âge, je me vieillirai d’un an, je n’aurai
pas encore la majorité – loin de là ! – mais ça passera ; même si je ne
connais personne…

Mais l’on pourrait bien me prendre pour un espion là-bas, dans la capitale où paraît-il tout le monde surveille tout le monde… »

Quelques jours plus tard à Paris…

« Me voilà en cellule. Le juge d’instruction n’a pas apprécié mon insolence et l’on prend effectivement presque pour un espion, car j’arrive du nord, de la zone proche du front. je vais écrire à Georges pour me sortir de là… »

Ledit Georges parvient effectivement à sortir notre jeune homme de prison. Il retrouve sa mère, sa famille, mais recommence une fugue quelques mois plus tard ; direction Paris toujours, car de nouveaux événements, dramatiques, s’y trament…

« Je peux enfin vraiment découvrir Paris en cette fin février. Mais je ne prête nullement attention aux monuments, tout se passe dans les cafés, dans les estaminets où quelques exaltés refont le monde ; notre monde. C’est épatant (j’utilise le nouveau mot à la mode, vous comprenez) ; on tape sur le zinc en criant contre les incapables de l’Assemblée.

Mais moi… je n’ai maintenant plus un sou dans mes poches. Il fait très froid, il n’y a rien à manger. Je dors sous les ponts, avec les plus miséreux ; hier j’ai trouvé refuge sur un tas de charbon au fond d’une péniche. Je n’en peux plus… Si je ne rentre pas chez ma mère, je risque de me laisser entraîner par une bande de maraudeurs pour assurer ma subsistance, ce n’était pas cela, la bohème que j’imaginais… Paris est au bord de la famine, la campagne est déserte. Il arrive de tomber parfois sur un cadavres de soldat…

Pour cette fois-ci encore j’en suis réduit à revenir chez ma mère. Mais un jour je partirai, loin, très loin de la France, et pourquoi pas, loin de l’Europe…»

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9 Réponses

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  1. Laurent said, on décembre 3, 2007 at 10:16

    Bon, visiblement ce billet n’a pas l’air de passionner grand monde. On va procéder par élimination, commençons par le début.
    Non ce n’est pas Vercingétorix (Moi je vous le dis, on n’est pas rendu)…

  2. Joyce said, on décembre 4, 2007 at 4:09

    Houlala… Du Maupassant, du Flaubert ? Pffffffff

  3. Laurent said, on décembre 4, 2007 at 7:08

    Il y a quatre indices forts :
    – Paris victime de famine (il n’y a pas 36 années possibles)
    – Un très jeune homme
    – Un personnage qui se destine à vivre hors de France, voire même hors de l’Europe
    – Quelqu’un qui arrive par la gare du nord (bref ce n’est pas du tout un gars du sud ou de l’ouest)
    + il a des difficultés relationnelles avec sa mère,
    + il a pu croiser un soldat mort dans la campagne
    + il n’aime pas sa ville natale, qu’il appelle la cité idiote.
    Avec ça… 😉
    Content de voir Joyce !

  4. Joyce said, on décembre 5, 2007 at 4:03

    J’ai les neurones en surchauffe.
    C’était pendant la Commune ?
    Mais alors franchement, soeur Joyce ne vois tu rien venir ?
    Que nenni, je ne vois que les neurones qui chauffoient et la migraine qui se pointoit.

  5. romy said, on décembre 5, 2007 at 10:23

    Sans aucuns doute…. Arthur Rimbaud !!
    c’est ça c’est ça dit ? 😉

  6. Laurent said, on décembre 5, 2007 at 11:06

    YES ! Bravo Romy !
    C’était mister Rimbaud himself ! Quand même, par déduction ce n’était pas si difficile. J’essaierai d’en faire un plus facile la semaine prochaine !

  7. Joyce said, on décembre 6, 2007 at 9:07

    Et Merzut (juron bourge…)! Mais oui, mais c’est bien sûr…
    Je pensais Baudelaire, mais non mais c’est pas ça… et sans cesse le Charles revenait me chatouiller les méninges qui, telles des amazones en repoussaient violemment l’idée.
    Si ça c’est pas de la littérature !!!!

  8. Laurent said, on décembre 6, 2007 at 9:24

    Mais oui sauf que le grand Charles (celui du poème pas du 18 juin) il était déjà mort lors de la Commune de Paris (mort en 1865 si je ne m’abuse).

  9. romy said, on décembre 6, 2007 at 10:30

    comment je suis trop forte de la mort qui tue !!! 😉 (on se calme !!)
    non c’était très facile j’ai pensé à lui tout de suite !


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