l’orangie

Lectures de vacances

Posted in Mots by loranji on juillet 31, 2007

Pour moi, les vacances c’est sortir de l’autoroute de l’information, du vite lu et vite digéré. C’est retourner pleinement, sereinement, aux livres, ; j’entends par là de longues séquences d’immersion dans les oeuvres, et non la pénible lecture quotidienne de quelques pages sauvées des eaux du quotidien après une dure journée de labeur, à la lumière vacillante du soir.
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Pour ces vacances-ci, quelques livres déjà entamés, et puis le "Rivage des syrtes" de Julien Gracq ; acheté depuis longtemps, réservé pour une bonne occasion (comme les vacances) ; un auteur à propos duquel je viens de lire un très bon dossier (comme toujours) dans le magazine littéraire. Gracq est de ces écrivains qui ne sont pas vains…

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5 Réponses

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  1. romy said, on juillet 31, 2007 at 3:50

    tes livres me fatiguent… rien que lire les titres…. ;-))
    je déc’, bonnes lectures, bonnes vacances et des bises….
    et reviens nous en forme 😉

  2. François said, on août 3, 2007 at 2:54

    C’est sûr, il faut quand même mieux prévoir des vacances au calme.. parce que Deleuze sur la plage, pffff.. en même temps ça fait chic -))
    Sérieusement, j’ai un immense souvenir d’un autre J.Gracq (« Un beau ténébreux »)lu tout doucement au soleil de Sicile il y a quelques années.. profitez-en !!!

  3. Laurent said, on août 19, 2007 at 11:23

    Romy, me voilà de retour de vacances… Moi ces livres ne me fatiguent pas, ils me stimulent !
    François, bonjour et content de vous revoir ici ! Je viens donc de lire le rivage des syrtes : c’est vraiment superbe, je pense que je vais en toucher un mot un de ces jours. Quant à Deleuze : vraiment intéressant aussi. Mais là encore, j’y reviendrai…

  4. Alex said, on août 20, 2007 at 6:11

    Ah, Le Rivage des Syrtes… Un très grand roman par un des derniers grands écrivains francophones… Comme pour tous les brochés de José Corti, il faut y aller à la serpe, quelle aventure ! Gracq a refusé le Goncourt en 1951 pour ce roman, restant fidèle à la dénonciation du système des prix qu’il a faite dans La littérature à l’estomac. Bonne lecture !

  5. laurent said, on août 20, 2007 at 9:22

    Alex, oui en effet, de longues minutes à couper le livre acheté chez l’éditeur historique Corti. Laborieux…
    Sur le fond : superbe et grand roman (je me répète, mais tant pis) ; des phrases miraculeuses. Au hasard page :
    « il y a dans notre vie des matins privilégiés où l’avertissement nous parvient, où dès l’éveil sonne pour nous, à travers une flânerie désoeuvrée qui se prolonge, une note plus grave, comme on s’attarde, le coeur brouillé, à manier un à un les objets familiers de sa chambre à l’instant d’un grand départ. …/… Notre âme s’est purgé de ses rumeurs et du brouhaha de la foule qui l’habite ; une note fondatrice se réjouit en elle qui en éveille l’exacte capacité. Dans la vie qui nous est rendue, nous renaissons à notre force et à notre joie (…) »


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