l’orangie

petit jeu du grand chef d’oeuvre

Posted in Mots by loranji on juin 20, 2007

En fait, l’idée me vient comme ça, après avoir eu envie de publier la phrase ci-dessous.

Petit principe du jeu, simplissime :
– Prenez un livre que vous estimez particulièrement, que vous jugez comme étant un chef d’oeuvre de la littérature mondiale, feuilletez quelques pages et publiez en "commentaire", la première phrase qui vous "saute à la conscience", le genre de chose qui vous cloue sur place par son intelligence, qu’elle soit sensible ou rationnelle.
Personnellement, l’idée de ce concours m’est venue après avoir lu ces mots dans un livre que je viens de rouvrir après l’avoir un peu oublié :
Parm_fr_16_2

Ok, c’est costaud, mais lisez et relisez bien,

c’est incroyablement splendide de… vérité peut-être. C’est la XVIè fragment de Parménide, l’un des premiers penseurs grecs (Vème siècle avant JC)
Parmnide_beaufret

L’extrait provient du livre, fameux, de Jean Beaufret , ami et "disciple" de Heidegger.
Notons que Beaufret a été suspecté d’antisémitisme, mais ceci est une autre affaire.

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10 Réponses

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  1. Largentula said, on juin 20, 2007 at 6:05

    J’ai une phrase comme ça qui me reste ne memoire et que je ne vais pas oublier de si tôt :
    « Oui-oui, tu viens à la plage avec nous? »
    phrase tirée de « oui-oui à la plage ».

  2. dubuc said, on juin 20, 2007 at 6:12

    Moi pas comprendre… J’ai pris la phrase dans tous les sens… j’en ai confié la traduction à Gougueul…
    en anglais, ça donne ça:
    « because according to whether each one holds with its prodigal members of movement, thus the spirit is done day in the man. It is that even which thinks at the men, body blossoming, in all and of each one; and what carries it the thought constitutes. »
    Bon, ça ne change pas grand chose, c’est pas plus clair…
    Et en allemand, donc…
     » denn, je nachdem ob jeder an seinen verschwenderischen Bewegungsmitgliedern besitzt, so erfolgt der Geist Tag im Menschen. Es ist das sogar, der bei den Männern, Körperaufbrechen in allen und in jedem denken; und was es mitnimmt, stellt den Gedanken dar. »
    C’est encore pire…
    Je vais relire « Oui Oui » et peut-être les « 6 compagnons » si je suis en forme… 😀

  3. Joyce said, on juin 20, 2007 at 6:50

    Petite parenthèse, pour Heidegger, Martin pour les intimes, ç’a été au-delà de la suspiscion. D’ailleurs Arendt ne lui a jamais pardonné.
    Bon, revenons à nos moutons de mots.
     » Dans la recherche commune des arguments, celui qui est vaincu a gagné davantage, à proportion de ce qu’il vient d’apprendre. »
    Epicure… « Sentences vaticanes »

  4. romy said, on juin 20, 2007 at 8:04

    Je crois avoir compris la phrase de ton bouquin, sur le moment j’ai cru que c’était un livre d’un auteur étranger, mal traduit….. mais pourquoi jouer autant avec les mots… il m’a fallut la relire 2 fois.
    appellons un chien un chien……!!
    mais bon ce ne serait peut être pas très correct….. 😉
    Ton idée est super bien….. je vais faire des recherches car ma mémoire est un peu « passoire » en ce moment……. faut que je réflechisse un peu….
    @ plus tard

  5. Laurent said, on juin 20, 2007 at 9:41

    Dubuc, je te rassure la phrase est en français 😉 Mais c’est vrai qu’il faut s’y reprendre à plusieurs fois ; c’est tellement « loin » de nos habitudes de lecture que ça en paraît incompréhensible voire abscons. Mais ça ne l’est pas.
    Personnellement j’interprète ces mots de la façon suivante, c’est-à-dire très basiquement en ce qui me concerne :
    C’est l’action, le mouvement qui amène la pensée. C’est par l’éclosion de son corps que l’homme se porte au-delà de lui-même ; ce mouvement, c’est ce que l’on peut appeler la pensée humaine.
    Evidemment on peut dire « oui et alors, on le savait déjà »; sauf que cela a tout de même été écrit il y a 2500 ans.
    Sauf que notre société contemporaine n’est pas forcément dans cette situation d’esprit… Je ne suis pas sûr que le corps occidental d’aujourd’hui ; que son activité corporelle, (son jogging ?) « produise » de la pensée…
    Notre monde est vieux, contrairement à celui de Parménide. Disons que ce monsieur a « vu » l’éclosion de la pensée humaine au monde, à la nature, à l’univers. En plus ils étaient vraiment tranquilles, à cette époque Nikos Aliagas et la Star Ac’ n’existaient pas encore ! Les veinards…
    Joyce, ta phrase est superbe ; je sens qu’il y a de bons bouquins au bout de tes bras, pas loin de ton ordi… 😉 La citation est superbe, cette façon de renverser les apparences. Je n’y avais jamais pensé en ces termes mais en y réfléchissant c’est un peu ce qui se passe entre un maître et son élève. L’élève « perd » à tous les coups mais c’est dans ces moments-là – de joutes oratoires – qu’il apprend le mieux.
    Romy, prends ton temps.Et tu n’as même pas besoin de ta mémoire 😉

  6. Joyce said, on juin 21, 2007 at 8:34

    Oui, cette phrase est extraite de « Le livre de la tranquillité » qui m’a été offert par mes enfants en 1999 pour la fête des mères.
    Ils avaient alors 21 et 19 ans et me connaissaient déjà bien… et leur dédicace m’a fait beaucoup pleurer.
    Ce petit livre me suit partout. Il est usé, un peu tordu, écorné, vivant en quelque sorte.
    « Le Livre de la tranquillité » est une promenade spirituelle et pragmatique à travers l’histoire de la pensée. Ses instigateurs sont les plus grands génies de l’humanité, d’Ovide à Nietzsche et de Montaigne à Schopenhauer ».
    Ainsi raconte la 4e de couverture.

  7. Laurent said, on juin 21, 2007 at 9:04

    Joyce, ton titre de livre me fait penser à cet autre livre, superbe, de Fernando Pessoa : le livre de l’intranquillité.

  8. romy said, on juin 21, 2007 at 9:19

    « Qu’on dise de moi tout ce qu’on voudra (car je n’ignore pas comme la Folie est déchirée tous les jours, même par ceux qui sont les plus fous), c’est pourtant moi, c’est moi seule qui, par mes influences divines, répands la joie sur les Dieux et sur les hommes. »
    Éloge de la folie….. Érasme
    C’est un livre que je n’ai pas encore lu…. mais qui est en attente de l’être…..
    Cette phrase est la première du livre….. et on peut dire que déjà à l’époque il savait y faire, ce « Grand Fou »….. ;-))

  9. Laurent said, on juin 21, 2007 at 2:14

    Je n’ai jamais lu l’Eloge de la folie, mais cela donne envie. Superbe extrait dame Romy.
    La folie comme principe de joie : belle idée.
    C’est peut-être à rapprocher avec les moments de fête et de transgressions qui succèdent logiquement à chaque période liée à l’ordre et à la raison tels que décrits par exemple par Caillois dans « L’homme et le sacré ». La folie, comme nécessaire renouvellement des sociétés.

  10. romy said, on juin 21, 2007 at 2:51

    merci pour le compliment.
    Elle est nécessaire cette folie et le pire c’est que sans elle, nous sommes fichus…..
    c’est drôle car en tapant ces mots j’écoute « la Folie » des Stranglers en même temps, hazard? c’est de la musique en aléatoire avec Itunes…


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